Max, Sarrah Cohen-Scali

13 août 2018

Historique, Roman

Max par Cohen-Scali

C’est mon sexe. Mâle. Je suis bien content de ne pas être une fille ! Parce que les filles, quand elles deviennent femmes, elles sont soumises à la loi des trois K : Kinder, Küche, Kirche (enfant, cuisine, église) . Alors que moi, je préfère le K de Krupp : chars, canons, fusils, guerre…

     Auteur

  Sarah Cohen-Scali,  est une écrivaine française née en octobre 1958. Elle est spécialisée dans les oeuvres et romans pour la jeunesse, avec à son actif près d’une quarantaine d’ouvrages.

  Son roman le plus connu reste néanmoins Max, qui fut récompensé par 12 prix littéraires au total, et reçoit notamment le prix Sorcières en 2013 (catégorie « Roman pour adolescents »).

      Résumé

  Le livre s’ouvre sur la naissance de notre protagoniste principal: Konrad von Kebnersel, surnommé Max. Il est le fruit du génie génétique allemand et fier représentant du programme « Lebensborn » mis en place par Himmler.  Par la suite, il est envoyé dans les écoles d’élites  du III Reich telles que celle de Kalish et la Napola qui feront de lui un parfait petit aryen.

  Mais dans cette dernière il va vas faire la rencontre de Lukas, enfant polonais qui se trouve être aussi juif. C’est à partir de ce moment que Konrad va progressivement remettre en question ses propres croyances et suivre Lukas dans de nombreuses péripéties qui les amèneront dans le Berlin de la Seconde Guerre mondiale…

      Avis

   Ne nous arrêtons pas sur l’appellation de « roman pour adolescent ». Max est un livre dur, très dur, qui n’épargne aucun détail dérangeant de la réalité: on ne ressort en aucun cas inchangé de cette lecture. C’est grâce à un solide encrage dans la réalité (à travers de nombreuses références) que le livre nous accroche et ne nous lâche plus. Malgré les opinions de Max, on s’attache très vite à ce personnage, dont le point de vue interne est -selon moi- très efficace, car nous voyons l’enfer de la guerre et du nazisme à travers le prisme d’un enfant qui -malgré son intelligence- ne comprend pas toujours ce qui se passe, adoucissant la réalité.

  Ce livre m’a touché (ce qui assez rare pour le noter), une fois commencé on veut savoir comment vont finir Max et Lukas, si Konrad va changer sa manière de voir les choses. Pour finir je le conseille à quiconque veut avoir une lecture différente, qui certes reste très simple, mais permet surtout de voir une vision « côté allemand » du nazisme.

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